LE CONFLIT IRAN-ISAREL COMME MATRICE D’EVEIL AFRICAINPOUR UNE RENNAISSANCE LOCALSTRATEGIQUE ET EPISTEMIQUE FACE A L’ECHEC DE LA GEOSTRATEGIE OCCIDENTALE
- Alphonse Mpeke

- 28 août
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LE CONFLIT IRAN-ISAREL COMME MATRICE D’EVEIL AFRICAIN
POUR UNE RENNAISSANCE LOCALSTRATEGIQUE ET EPISTEMIQUE FACE A L’ECHEC DE LA GEOSTRATEGIE OCCIDENTALE
MAYO BIBUM JOSEPH Assistant chercheur/ Institut des Etudes du Monde Africain Contemporain IEMAC/ICAWS
Email : josephbibum@Gmail.com
Résumé :
Cet article propose une lecture Coafrwologique du conflit Iran-Israel, en le considérant comme un révélateur des limites de la géostratégie impériale. A travers une critique des logiques d’ingérence et de fragmentation, il met en lumière l’échec d’un ordre mondial incapable de produire une paix enracinée. En mobilisant les théories confédérales africaines : irénologie, diplomatie enracinée, souveraineté Coafrwologique, localstratégie, l’auteur esquisse une voie stratégique propre à l’Afrique noire. L’article conclut que la paix africaine ne peut être importée, mais doit être produite depuis les communautés, les récits et les rythmes du sol.
Mots-clés :
Français : Coafrwologie, irénologie africaine, diplomatie enracinée, souveraineté épistémique, localstratégie, confédération stratégique, mémoire communautaire.
English : Coafrwology, African irenology, rooted diplomacy, Epistemic sovereignty, localstrategiy, stratégic confédération, Community memory.
Introduction
Le conflit Iran-Israel, souvent présenté comme une confrontation régionale, agit en réalité comme un révélateur des limites de la géostratégie impériale. Fondée sur l’ingérence, la fragmentation et la centralisation militaire, cette géostratégie échoue à produire une paix durable et enracinée, Elle impose des modèles extérieurs, efface les mémoires locales et nie les souverainetés communautaires, Ce constat soulève une problématique centrale : comment l’Afrique noire peut-elle transformer ce conflit en levier stratégique pour renfonder sa posture localstratégique et épistémique.
L’objectif de cet article est de proposer une relecture du conflit Iran-Israel à travers la Coafrwologie, science stratégique africaine du XXIe siècle reposant sur l’ordre, la justice, la renaissance et la restauration. Fondée par également sur les rythmes du sol, les récits communautaires et les logiques coutumières. En mobilisant les théories confédérales africaines telles que l’irénologie, la diplomatie enracinée, la souveraineté Coafrwologique et la Localstratégie (Mpeke Ntonga, 2025), il s’agit de montrer que la résilience iranienne peut inspirer une renaissance stratégique africaine, autonome et enracinée.
La méthodologie adoptée repose sur une approche épistémique territoriale, fondée sur l’analyse des dynamiques de souveraineté, des récits, fondateurs et des architectures communautaires. L’article s’appuie sur une grille de lecture Localstratégique Coafrwologique (Mpeke- Ntonga (2025) et symbolique propre aux traditions africaines.
I. L’ECHEC DE LA GEOSTRATEGIE OCCIDENTALE
La géostratégie nait dans le sillage dans le géopolitique. Elle se définit comme l’étude de la stratégie militaire et politique en fonction de la géographie, des ressources, des infrastructures. En somme c’est la manière dont un pays utilise sa position et ses atouts géographiques pourraient protéger ses intérêts et avoir du poids sur la scène mondiale, cette définition s’énonce ainsi : absence d’attelage à la mémoire, fragmentation et ingérences.
Une diplomatie fondée sur l’ingérence et la recherche de l’intérêt
La géostratégie occidentale repose sur la projection de puissance, la militarisation des alliances et la manipulation des espaces diplomatiques. Elle échoue à produire la paix, car elle nie les souverainetés locales et impose des modèles extérieurs. Exemple : L’intervention militaire française au Mali, sous couvert de lutte contre le terrorisme, a été perçu comme une ingérence néocoloniale (Maliweb). L’aventurisme de l’OTAN en Lybie en 2011 sous le fallacieux prétexte de la responsabilité de la responsabilité de protéger et rétablir la démocratie. Ces ingérences ont eu pour effet de déstabiliser la région du Sahel, la rendant encore plus instable. La Lybie partitionnée et sous le régime de la violence.
Une logique de fragmentation
Les interventions occidentales en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie ont souvent aggravé les conflits. En imposant des frontières, des régimes et des doctrines étrangères, elles ont désarticulé les équilibres communautaires et spirituels. Exemple : La partition du Soudan en 2011, soutenue par des puissances occidentales à engendré une instabilité chronique au Soudan du Sud avec des conflits ethniques exacerbés et une fragilisation des structures communautaires traditionnelles (Alice Frank, 2018).
Une incapacité à intégrer les mémoires
La géostratégie occidentale ignore les récits fondateurs, les blessures historiques et les symboles sacrés. Elle produit des accords sans âme, des traités sans racine, et des paix sans paix sans mémoire. Exemple : les accords de paix en RDC, négociés sans consultation des chefs coutumiers ni reconnaissance des traumatismes coloniaux, ont échoué à instaurer une paix durable. Les communautés locales n’ont pas reconnu ces accords comme légitime (Vircoulon Thierry, 2020).
II. LE CONFLIT IRAN-ISRAEL : une leçon de souveraineté
Résilience technologique et cognitive
Malgré les sanctions, l’Iran a développé ses propres systèmes de défense, ses drones, ses missiles et ses laboratoires. Cette autonomie est le fruit d’une stratégie enracinée fondée sur la mémoire nationale et la mobilisation scientifique. Exemple : L’Iran a conçu le drone Shahed-136, utilisé dans plusieurs conflits régionaux, malgré un embargo technologique sévère. Ce développement repose sur une mobilisation interne des savoirs scientifiques et une volonté de souveraineté technologique (Coutret Nicolas, 2025).
Spiritualité comme moteur stratégique
La mobilisation iranienne ne repose pas uniquement sur de calculs militaires. Elle s’appuie sur une spiritualité vivante, une mémoire sacrée, et une vision cosmologique du pouvoir. L’Afrique, riche de ses cosmologies peut s’en inspirer pour refonder sa diplomatie. Exemple : La mobilisation des milices iraniennes comme les Gardiens de la révolution repose sur une idéologie chiite profondément enracinée, où la lutte est perçue comme un devoir sacré. Cette spiritualité donne sens et cohésion à l’action militaire, bien au-delà des calculs géopolitiques (Herbert, Jean-Louis, 1984).
Refus de la soumission impériale
L’Iran ne quémande pas la reconnaissance. Il impose sa présence, sa parole et sa vision. Ce refus de la validation blanche est une posture que l’Afrique doit adopter pour sortir du mimétisme diplomatique. Exemple : Lors des négociations sur le nucléaire, l’Iran a refusé de céder aux injonctions occidentales sans garanties réciproques. Cette posture a affirmé sa souveraineté diplomatique, en rupture avec les logiques de soumission souvent imposées aux pays du Sud (exopolitique.fr)
III. VERS UNE RENAISSANCE LOCALSTRATÉGIQUE AFRICAINE
La Localstratégie Coafrwologique est un nouveau paradigme élaboré par Mpeke Ntonga en 2025. Il est centré sur les communautés locales, rejette les modèles géopolitiques importés et valorise les ressources culturelles, les savoirs autochtones et l’innovation endogène.
La Localstratégie Coafrwologique comme paradigme de puissance
Face à l’échec des modèles impériaux, l’Afrique doit produire sa propre stratégie depuis ses territoires, ses mémoires et ses alliances coutumières. La Localstratégie, concept central de la Coafrwologie, propose une approche décentralisée, communautaire et enracinée de la souveraineté. Elle s’appuie sur la subsisdiarité enraciné (Mayo Bibum Joseph, 2025), où chaque territoire devient un centre stratégique, et sur la biogéopolitique africaine (Mayo Bibum Joseph, 2025), qui considère le sol non comme une ressource, mais comme une entité vivante, porteuse de récits et de puissance. Exemple : Au Bénin, le renforcement des royaumes traditionnels comme pôles de médiation sociale illustre une subsidiarité enracinée, où les territoires coutumiers deviennent des centres de gouvernance locale (springer.com). Au Burkina Faso, les autorités ont initié une stratégie de sécurité communautaire en mobilisant les dozos (chasseurs traditionnels) comme force de défense territoriale, enracinée dans les savoirs locaux et les alliances coutumières (Sidwaya : entretient avec Klabéré Seydou Konaté).
Revalorisation des espaces sacrés
La diplomatie africaine ne peut se construire dans les couloirs extérieurs. Elle doit se réancrer dans ses lieux totems : Ouagadougou, Lomé, Goma, Addis-Abeba. Ces espaces ne sont pas des périphériques, mais des cœurs vibratoires de la souveraineté continentale. La diplomatie enracinée, théorie confédérale majeure, propose une négociation fondée sur les récits, les rites et les symboles partagés. Elle transforme les lieux sacrés en plateformes diplomatiques vivantes. Exemple : En Afrique du Sud la reconnaissance des sites ancestraux comme le mont Nhlangakazi dans la spiritualité Zulu participe à une diplomatie culturelle fondée sur les cosmologies africaines (South African Online).
Formation des élites enracinée
La révolution stratégique africaine exige une refondation intellectuelle. Il ne suffit pas de former des technocrates : il faut des médiateurs enracinés, des ingénieurs du vivant, des diplomates du sol. L’Université stratégique panafricaine (Mayo Bibum Joseph, 2025) pensée comme laboratoire de souveraineté, doit devenir le creuset de cette élite nouvelle. Elle formera des penseurs capables de conjuguer spiritualité, science et stratégie.
Production de la paix depuis l’intérieur
La paix africaine ne se négocie pas à l’extérieur. Elle se produit depuis les communautés, les rites, les récits et les symboles. L’irénologie confédérale, science africaine de la paix, doit devenir une discipline opérationnelle. Fondée sur la parole sacrée et la justice restauratrice, elle propose une régulation vivante des tensions, une harmonie négociée entre les forces du sol, les peuples et les mémoires. Elle propose une régulation vivante des tensions, une harmonie négociée entre les forces du sol, les peuples et les mémoires. Cette paix n’est pas passive : elle est active. Exemple : le pacte du Bassin de Kounda (2038) qui est un cas d’étude utilisée dans le cadre du projet CEAC (confédération des Etats de l’Afrique Centrale) (Mayo Bibum Joseph, 2025). En effet crise pétrolière éclate entre le Tchad, la RCA et le Cameroun au sujet du Bassin de Kounda. La CEAC désamorce se conflit sans médiation extérieure en mobilisant :
Le conseil des sages pour restaurer la parole sacrée
Le CSE (Conseil de Suivi et d’Evaluation pour cartographier et anticiper les risques
Les FSC (Forces de Sécurité Confédérale pour sécuriser les populations et les sites sacrées
Un cercle de palabre confédérale pour négocier un traité symbolique : le pacte du fleuve de mémoire.
Ce cas illustre la puissance de l’irenologie enracinée : une paix fondée sur le lien, la mémoire et la régulation communautaire.
CONCLUSION
Le conflit Iran-Israël, lorsqu’il est lu à travers la Coafrwologie, relève une vérité fondamentale : la paix ne peut être pensée sans puissance ne peut être construite sans mémoire. Ce conflit, souvent réduit à une rivalité militaire, expose en réalité la limite d’un ordre mondial fondé sur l’ingérence la fragmentation et la négation des souverainetés locales. Il offre à l’Afrique noire une opportunité stratégique rare : celle de sortir de la posture défensive et d’entrer dans une logique de conquête épistémique et territoriale. Cette conquête ne passe ni par la militarisation ni par la soumission aux modèles extérieures. Elle exige une renaissance Localstratégique fondée sur les théories confédérales africaines : irénologie comme science de la paix, diplomatie enracinée comme levier de rayonnement, souveraineté Coafrwologique comme fondement du pouvoir, l’Université Stratégique Panafricaine pour la formation des élites enracinées, savoir stratégique comme garantie de pérennité. L’Afrique ne doit pas se déplacer vers l’empire pour exister. Elle doit convoquer le monde à son feu ancestral : celui de ses rites et des rythmes qui structurent sa puissance.
Bibliographie:
1. Dossier nucléaire iranien : enjeux et controverse (www.exopolitique.fr)
2. Relation France-Mali sur Wikipedia (wikipedia.org/relation entre la France et le Mali)
3. Analyser géopolitique sur Maliweb (www.maliweb.net/comprendre-la-petite-crise-diplomatique-entre-le-mali-et-la-france-facteurs-enjeux-et-conséquences-pour-le-mali)
4. Alice Frank. (2018). L’échec de la partition d’un Etat à la charnière entre monde arabe et Afrique subsaharienne : le cas du Soudan. Bulletin de l’Association de Géographes Français. P. 259-271
5. Calone, Lucie. (2022). Drone iranien : armement low cost à l’ombre de l’embargo. www.portail-IE.fr
6. Coutret Nicolas. (2025). Le Shahed-136 ou la prolifération mondiale d’une arme d’une terreur bon marché. Les yeux du monde.fr
7. Herbert, Jean-Louis. (1984) La révolution Islamique Iranienne dans le jeu des affrontements régionaux : la force mobilisatrice d’une spiritualité. Le Monde Diplomatique
8. Joseph, Bibum Mayo. (2025) L’épistémologie Coafrwologique : Penser la souveraineté africaine depuis le vivant. IEMAC.net
9. Joseph Bibum, M. (2025), la confédération des Etats de l’Afrique centrale CEAC : batir une puissance africaine souveraine au cœur du continent. Une prospective Coafrwologique
10. Mpékè-Ntonga M M N (2025). La Coafrwologie : une science panafricaine, Londres : AM Publishing.
11. Mpékè-Ntonga M M N (2025) Les Nouveaux Concepts Paradigmatiques & Socioethniques Panafricains. Une perspective Coafrwologique. AM Publishing
12. Mpékè-Ntonga M M N (2024).la CEADA-la condition existentielle des africains et des descendants africains dans le monde. Londres : AM Publishing.
13. Mpèké-Ntonga. M.M.N AM (2025) The Localstratgy a framework for african restoration. Londres : IEMAC-ICAWS-Revue RAG.
14. ogique. IEMAC
15. Sidwaya : Entretien avec Klabéré Seydou Konaté coordonnateur général des dozos (www.sidwaya.info)
16. South Africa History Online: Nhalangakazi (www.sahistory.org.za)
17. Springer : Etude sur la médiation au Bénin (link.springer.com)
18. Vircoulon Thierry. (2020). Les pouvoirs coutumiers en RDC : institutionnalisation, politisation et résilience. Note de l’IFRI.

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